Italo Calvino : Les Villes Invisibles

Publié le par Etienne Roba

calvino.jpg(Italo Calvino par Tullio Pericoli)

Contrainte visible d'un texte sorti tout droit du livre
"Les Villes Invisibles"
d'Italo Calvino


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D I O M I R A
une  ville  invisible
                                                                                                                                                                                                            
En partant de là et en allant trois jours vers le levant, l’homme se trouve à Diomira, une ville avec soixante coupoles d’argent, des statues en bronze de tous les dieux, des rues pavées d’étain, un théâtre en cristal, un coq en or qui chante chaque matin sur une tour. Toutes ces beautés, le voyageur les connaît déjà pour les avoir vues aussi dans d’autres villes. Mais le propre de celle-ci est que si l’on y arrive un soir de septembre, quand les jours raccourcissent et que les lampes multicolores s’allument toutes ensemble aux portes des friteries, et que d’une terrasse une voix de femme crie : hou !, on en vient à envier ceux qui à  l’heure  présente  pensent  qu’ils  ont déjà vécu une soirée pareille et qu’ils ont été cette fois-là heureux.

- Italo Calvino -
Les villes invisibles (Seuil),
traduit de l’italien par Jean Thibaudeau
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Pour con-prendre la contrainte il vous suphyt de sélectionner
l'entièreté de la surphace située entre les deux parts à l'aile !
Okay ? ... bien vu l'aveugle !

Publié dans ces-nains-portent-quoi

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