Les Flamingants malades de la peste

Publié le par Etienne Roba

Les Flamingants malades de la peste

(Étienne et Inka del Robawicz 9/12/2007
d'après Jean de la Fontaine)

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Un mal qui répand la terreur,
Mal que la Flandre en sa fureur
Créa pour punir les crimes de la terre.
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable de détruire en un jour toutes régions,
Faisait à icelles la guéguerre.
Ils ne crevaient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
À chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Français ni Anglais n'épiaient
Les douces et innocentes proies.
Les Bruxelloises se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.

 

Albert II tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
De Winter, satisfaisant ses appétits gloutons
A dévoré force Wallons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
del Roupo.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :

Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.

 

- Sire, dit De Wever, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger Wallons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. De Winter leur fit Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au p’tit Élio l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les Wallons
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit Albert II, et flatteurs d'applaudir.

On n'osa trop approfondir
Dehaene, ni de Cro, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.

Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.

 

Daerden vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un café à Namur passant,
La soif, l'occasion, la bière fraîche, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je picolai au bistrot plus que la grosseur de ma langue.

Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
À ces mots on cria haro sur le minable.
Guy V. quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit coupable,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Boire la bière d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

 

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Dans le fameux entretien
à Libération du 17 août 2006,
Leterme affirmait tranquillement que :

« Mon parti ne participera pas à un gouvernement, après les élections de 2007,
s'il n'y a pas de nouveaux transferts de compétences vers les régions.
La nécessité d'avoir un gouvernement fédéral
passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre.
Vous savez, des gens ont vécu ici depuis des siècles et des siècles sans être Belges...
La Belgique est née d'un accident de l'histoire, il ne faut pas l'oublier ».

Et pour moi l'oublier, il le faut ...
car il est absoluutement nécessaire de mettre
"LE TERME"
à ces mille conneries !!!

Belchiquement vôtre,
je persaigne et siste,

Étienne

Publié dans ces-nains-portent-quoi

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PIERRE 24/12/2009 04:34



qu'on tinuez, j'adore votre site de banlieue; bon noel