Ou Li Po-paille ou lis paille-peau

Publié le par Etienne Roba

Je dédie ces zélucubrations
à mon grand cher regretté
Sir Raymond Queneau !




J'ai ôté mon chandail

au milieu du champ d'eau*

près de la rivière Kwaï.

J'ai reçu des coups, au

dos, du soleil qu'émaillent

ses rayons en laids maux.

Je trime vaille que vaille

en suant comme un veau.

Comme l'exquise maille

du pull d'un Esquimau,

y a que Maille qui m'aille !

C'est un bête jeu d' mots.

À la fosse que n'aille

vers de Raymond Queneau !

Un jour faut que vieux aillent

y mettre mes vieux os.

Suivra un feu de paille

de ma toute vieill' peau

au milieu d'un champ d'ails

entonnant un chant "do".

Sur ce j'ouvre aux tenailles

un bien grand bon tonneau.

Quelques bières à la paille

je bois donc de bons pots

tout près du soupirail,

faut qu' je, soûl, pires rots.

Il faut que je me taille,

ma mine est en étau.

Mon cerveau lent travaille

comm' vach' qui mettra veau.

Aie aie aie aie aie aie !

Je perds déjà les eaux !


* champ d'eau = rizière


Étienne

pourvu que la robe aille
à mon tout vieux robot !

 

Publié dans ces-nains-portent-quoi

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